5 mai -> 13 mai 2026 : marguerite Bretonne et grand ouest, 3300 km en gyro.
Cyril, Thibaut, Théophyle & compagnons ont préparé La Grande Course ulm 2026, qui a recueilli la pré-inscription de 170 équipages en quelques jours ! Une part des ulmistes plébiscite l'esprit des origines "basic, balade, bivouac, humour décalé" (la mouvance ulm "Christophe G").
Avec Pascal, nous avons poursuivi le rallye par un tour de Bretagne, en visitant des amis.
La météo est mauvaise sur l'hexagone, Saints de glace obligent. Le groupe whatsApp LGC2026 crépite des tactiques des uns et des autres : certains partent dès J-3, d'autres sont bloqués en chemin, d'autres attendent J+1, certains renoncent... Pour le leg Montauban-Bergerac-Montaigu, notre tactique repose sur un slot volable le mardi 5 dans la prévision météo. Nous appliquons, et ça passe pour nous, via quelques averses, chic.
Les prévisions météo pourries, surtout pour un ulm ouvert, et des affaires pressantes font renoncer JPol, qui n'est pas maso. Il m'escorte sur le Quercy, merci cher ami, à bientôt pour d'autres virées :-)
Pascal me rejoint en vol à Bergerac, avec l'aide de Safe Sky.
Arrivés parmi les premiers, nous posons les tentes et nous mettons en quête de logistique : collation, essence, connexion avec Montaigu-city. Dans la grande course, il faut une autonomie certaine, pas d'organisateurs qui vous donne la becquée :-). En plus il fait froid et un gros front pluvieux est attendu jusqu'à demain après-m ...
21h, briefing général. La mauvaise météo a réduit les rangs, et demain matin pluie. On récupère la mission du lendemain (trajet à couvrir pour notre groupe). Je résouds de changer de groupe pour être avec Pascal et éviter demain la région poitevine dévolue au groupe Bolland, qui sera sous la pluie.
21h30, nous filons nous sustenter à Montaigu.
La première matinée est passée à attendre et préparer nos trajets. Nous décollons vers 13h15...dans le gris humide. On m'a confié une journaliste TV comme passagère jusqu'à la première base.
Grosse première après-midi, 500 km, 9 bases visitées : LF4452 La Planche, LF5321 Andouillé, LF5323 La Bazouge de Chemeré, LFRM Le Mans (accueillis par David Air Bleu), LF3721 Neuvy le Roi, LF3730 Jacopeau, LF3753 Channay sur Lathan, LF4956 Coutures. Nous rencontrons Pierre Edouard, Alain, et les excellents Elixir boys.
Marc et Nikash se vachent avec leur Tetras suite durit d'essence du réservoir 2 bouchée ! Ce qui ne les empêchera pas de remporter le rallye. Chapeau messieurs.
Au Mans, après le refuelling, mon pneu AR gauche s'avère dégonflé, nous regonflons et remplissons de mousse anti-crevaison. Cross fingers. Cela tiendra jusqu'au retour :-)
Vers 19h30, l'arrivée en vol de la nuée des concurrents de retour de missionest très bien coordonnée radio par l'agent bénévole au sol, bravo (et merci), pas facile d'accueillir des poignées d'ulm en même temps.
Refuel, reception du trajet du lendemain, repas écolo puis : bing : KO au dodo !
Jeudi 7 mai, j'ai bien caillé cette nuit. -> pour les prochaines nuits je m'équipe plus.
Ce matin mon pneu AR gauche est totalement crevé. Eddy (l'atelier ulm) répare, au saut du lit, tout en étant interviewé par l'appel du Rotax (Christophe Guyon). Chapeau et merci Eddy ! J'ai pu prendre le départ du jour 2 à l'heure.
Notre boucle du jour tourne autour de Saumur, Poitiers. Le temps est beau.
Ce jour, nous avons volé 500km, 12 bases visitées : LFOD Saumur, LF8652 Pouançay, LFDL Loudun, LF3761 Lémeré (tt petite), LFCA Chatellerault, LF8627 Archigny Chenevelles, LF8651 Montmorillon (chez Didier, cher ami), LF8626 St Secondin, LF8621 Le Fort d'Aslonnes (pas tondu :-)), LFDV Couhe Verac (très sympa), LF7922 Chenay (super nice), piste privée chez Praud. Je pédale pour répondre aux questions posées par le rallye (qui rapportent 1 point), souvent trop hâtif de tchacher ou repartir :-(
Rentrés à Montaigu, refuel. L'ami Henry est venu nous visiter en voisin. La FFPLUM est venue, palabres à la sauce aigre douce. Et un léger problème sur le gateau de riz, mais mieux vaut en riz.
Ce soir, y a de la joie sur le rallye, cause beau temps et beaux trajets. Chouette notre programme de demain est maritime. Bye bye les marais...
On monte vers la Bretagne : Pays de Retz, Embouchure de la Loire, La Baule, Belle Ile, Quiberon, Vannes...
Halte à La Baule, assez chic (et taxe d'atterrissage..10€). Puis nous traversons la mer pour Belle-Ile.
Temps de curé, le vol est délicieux et la vue superbe. Contacts bienveillants à l'étape de Belle Ile (et taxe), puis nous repartons fissa pour Quiberon (un saut de puce).
Afis bienveillant à Quiberon (et taxe), nous enchainons vers Vannes (nouveau saut de puce).
Afis en surchauffe à Quiberon, mais pompier sympa (et taxe offerte pour la Grande Course :-) ). Nous enchainons vers l'interieur (fini la côte : je range le gilet)...
Quily est une base ulm "désaffectée": végétation, épineux, sol meuble, pas âme...Hors les points pour le rallye, nous ne nous serions pas posés. Nous devons mettre full full gas pour nous en décoller. Cap sur Ploermel.
Ploermel est un grand et paisible aérodrome pour planeurs, proche de Rennes. Les vélivoles sont affables mais totalement dans leur monde, la problématique du bidon d'essence n'atteint pas leur cortex. Nous croisons Yann l'ulmiste minoritaire que j'avais connu à Meaux, sympa. Nous avons assez d'essence pour poursuivre, on fuellera plus tard... Cap sur La baillée sous Champ Fleu
C'est à la Baillée sous champ Fleu que j'ai REMPORTé le RALLYE. C'est secret, bien sûr : information reservée aux connaisseurs. L'organisation attribuait 100 POINTS de bonus à l'équipage qui attraperait la queue du Mickey. Il s'agissait de récupérer la manche à air d'une base ulm visitée.
Subtil, isn't it ?
Une fois posé, je me range sur le coté pour laisser la piste aux suivants. BING, mon rotor encore tournant décapite le pylone de la manche à air locale. Un beau coup sec, sans bavure. Le haut du pylon a été projeté à 35 mètres...
Dans la seconde je me représente la procédure : rotor foutu, démontage, remorque, retour par la route...
L'important est qu'il n'y a pas de blessé, le reste n'est que logistique...
J'annonce l'incident à Pascal, posé derrière moi ; il ne s'est rendu compte de rien.
J'examine de près le pylone (en fibres) et mon rotor (à peine déformé) ; je joins Pascal, (M. Averso).
Rassuré sur le fait qu'il ne va pas se disloquer, qu'on pourrait relativement aplatir le chtar au maillet, je considère l'optin de repartir en vol...
Je tente d'aplatir la bosse au serres-joints, fais un court radada d'essai, refuel, laisse mes coordonnées pour payer la manche à air, et hop, nous repartons...
Le gyro est très vibreur mais pilotable, je décide de rentrer direct à Montaigu (170 km), à allure modérée.
J'interromps l'épreuve à ce jalon, (mais n'ai je pas ramassé le super bonus ?! :-))
C'est une erreur de pilotage de ma part...
Mise à jour : 1 juin 2026 | la suite : à venir (sur page suivante)